Philipidès

ENCORE UNE AUTRE FIC' QUI SE SITUE ...

AU TEMPS DES GRECS

 

 

1. La naissance.

Je m’appelle Philippidès. Je suis athénien et j’ai 34 ans. Je suis né dans une famille aisée,

le 13 Septembre – 456.

Ma mère se nomme Héliodora, ma sœur Adrastée et mon père Hippocrate.

Allez- y Mme, vous y êtes presque ! cria Théodora, l’esclave préférée de ma mère.

Je … Oufff … Comment … Comment est il ? C’est une fille ou un garçon ?

Je ne sais pas encore maîtresse. Mais à en juger les circonstances, il doit s’agir d’ …

L’enfant vient ! Aide-moi Théodora !

C’est un garçon ! C’est un garçon ! Vite, Ignace, toi qui as de grandes jambes ! Puisque tu es messager, va voir le maître à l’agora et annonce lui la nouvelle.

A travers les petites rues, Ignace fila à toutes jambes voir son maître Hippocrate, qui, au même moment, à la place publique, exposait ses projets de guerre aux athéniens.

Oh, amis athéniens, nous connaissons tous les Perses. Ces barbares nous envie car nous sommes comme les grenouilles autour de leur mare, mais c’est plutôt notre mare, la mer Méditerranée !

Oui c’est vrai ça !!! répondit la foule.

Peut être leur futur roi nous en voudra t-il, nous n’en savons rien. Il faudrait alors renforcer nos armes, nos bateaux. Je propose le vote.

      -    Votre temps à la clepsydre est écoulé. Veuillez vous rassoir, cher Hippocrate.

Et pendant ce temps, Ignace courait, courait dans la grande rue, la rue de Solon. Le ciel était bleu turquoise, les pavés résonnaient sous ses pas. Il vit même les citoyens déposer leurs offrandes devant le temple d’Athéna. Il se souvint alors de ce que lui avait raconté Théodora : selon la légende, Athènes était la cité d’Athéna la rusée car, pour décider quel serait la divinité culte, il y eu débat entre Poséidon – que  les hommes préféraient – et Athéna – que les femmes préféraient. Un vote eu lieu, et comme il y avait une majorité de femme, Athéna fut, malgrés les protestations masculines, élue déesse protectrice. Alors les hommes déchurent les femmes de tout droits politiques ; ainsi, pour avoir adoré une autre déesse que la leur, ils les condamnèrent à être domestique. Tout en y pensant, il sortit de sa poche une de ses seules pièces d’or et la jeta dans la fontaine d’Athéna. Il lui parut alors, que sur le visage taillé de l’imposante statue olympienne, la déesse lui souriait. Confiant, il repartit à travers les magnifiques rues d’Athènes. Jusqu’à ce que l’interpelle la belle Ioné, qui aidait son maître à ranger le magasin.

Eh où cours tu l’ami ?

Voir mon maître, pour lui annoncer la bonne nouvelle !

Alors Mme Héliodora a accouché ?!

Oui ! Et d’un beau bébé en plus !

Et il repartit bien malgré lui, car bien plus longtemps il aurait aimé converser avec sa belle ; mais il se dit qu’après tout, il n’était qu’un esclave.

Il arriva enfin à l’agora.

Maître, maître ! Où êtes vous ? chuchota t-il timidement.

Je suis là Ignace, avec Platon !

Ah, maître, je viens vous annoncer une excellente nou …

Chut, attends un peu que Platon finisse !

Encore une fois, Ignace se souvint qu’il n’était qu’esclave, alors il se tut et écouta.

Je vous disais donc, Hippocrate, qu’à priori, les athéniens diront non à votre renforcement militaire car ils craignent que les Perses le voie du mauvais œil.

Mais peut importe, ne voulez-vous pas connaître la grande nouvelle que ce jeune homme veut vous annoncer ?

Oh si si, bien sûr. Vas-y Ignace .

Eh bien votre femme a accouché et c’est un garçon !

Au même moment, l’ancien Théophilacte annonçait le refus général de la proposition d’Hippocrate.

2. Pégase

Qu’il est beau ! Qu’en dites-vous cher Platon ?!

Un enfant destiné à faire de grandes choses mon ami, je le sens !

Alors appelons le Philippidès, intervint soudainement Héliodora.

Voyons, Femme, quel intérêt d’avoir un fils dont le nom signifierait petit cheval ?!

Si M. Platon dit qu’il est destiné à de grandes choses, autant qu’il est le nom et j’espère la force de ce grand animal.

                                                                                                                                             

Il est vraie que de presque toutes les femmes d’Athènes, Héliodora était l’une des seule à savoir lire et écrire, et la seule à être assez respectée pour pouvoir répondre à son mari sans avoir peur d’être battue.

Et cette remarque plût à Platon. Alors, pour mon cadeau de naissance, il m’offrit un magnifique cheval, le plus beau qu’il fut, avec les crins noirs et la robe couleur souris. Et ce fut d’ailleurs Platon qui m’appris à monter à cheval , cheval que mes parents nommèrent Pégase.

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